Les 12 règles d'or


Les conseils suivants sont des points incontournables. Gardez-les en tête !

  1. L'intérêt d'un observatoire dépend presque entièrement de la qualité de l'approche qu'on en a, donc du sentier d'accès. Ainsi, pensez au camouflage et aux écrans de végétation, à l'intégration de la structure dans les lignes fortes du paysage, ainsi qu'à l'érosion future du chemin d'accès qui pourrait le rendre impraticable à certaines périodes de l'année. Assurez-vous que la largeur du chemin d'accès soit suffisante en tenant compte du nombre de visiteurs escomptés à long terme: les visiteurs peuvent-ils se croiser? Et les fauteuils roulants? Les visiteurs qui sont sur le sentier sont-ils suffisamment dissimulés? Le surcoût engendré par la réalisation d'infrastructures annexes, leur pose et leur entretien, devra être budgétisé et planifié à long terme.
     
  2. Gardez en tête l'accès pour les personnes à mobilité réduite (fauteuils roulants notamment). Très peu d'observatoires leur sont accessibles
    actuellement, et chacun d'entre eux pourra devenir une nouvelle source de plaisir pour l'utilisateur et le réalisateur.

     
  3. Les observatoires deviennent souvent beaucoup plus qu'un simple lieu d'observation. Ils sont des lieux de rencontre et d'échange, des points d'information, de sensibilisation et d'éducation par le biais des animations. Une fois construit, il est très difficile d'agrandir ou de modifier un observatoire. Ainsi, ses dimensions doivent être suffisantes pour accueillir les visiteurs dont le nombre s'accroît au fil des années, leur permettre de circuler d'un bout à l'autre, d'enlever un imperméable, d'utiliser un télescope, de lire les panneaux d'information ...
     
  4. La principale façade d'observation d'un observatoire devrait toujours être orientée vers le nord: dans le cas contraire, l'observateur regarde en contre jour ce qui rend l'observation impossible. De plus, les reflets de lumière sur les optiques peuvent être un facteur de dérangement important pour la faune.
     
  5. Les sons se propagent sur l'eau: il sera préférable de placer l'observatoire en retrait par rapport à l'eau, notamment si on prévoit une fréquentation intensive. Si vous décidez de privilégier l'approche sensible en installant une structure "les piedS dans l'eau" et un platelage d'accès sur pilotis, vous trouverez un avantage à aménager une petite clairière avant d'arriver à l'observatoire : l'animateur pourra faire le point et donner les dernières consignes, ce qui évitera par exemple les claquements intempestifs de portes et de volets.
     
  6. Dans le cas des observatoires surélevés, il conviendra de réaliser un plancher bien insonorisé et de le recouvrir à l'aide d'un matériau (lino, tapis alvéolaires ... ) permettant d'étouffer les bruits de pas et les vibrations. Attention toutefois aux revêtements de plancher: s'il y a dans l'observatoire un défaut d'étanchéité, ils entretiennent l'humidité et accélèrent le pourrissement.
     
  7. Respectez certaines conditions de sécurité, notamment la résistance du plancher de l'observatoire (400 kg/m2 ) . Le poids de la structure devra être réparti sur une surface maximum. Sachant que la plupart des observatoires sont construits sur des zones humides, il est indispensable de l'asseoir sur des fondations en béton (plots en béton coffré, béton coulé dans de vieux pneus ... ).
     
  8. Prévoyez un toit incliné afin de permettre aux eaux de pluie de s'évacuer. Il est préférable de concevoir le côté le plus haut au fond, là où les gens se déplacent : côté façade d'observation, les visiteurs sont généralement assis. De plus, vous obtiendrez ainsi une surface supérieure pour des panneaux d'information.
     
  9. Pensez à adapter la hauteur des bancs et des fenêtres en fonction de tous les types de public (enfants, adultes, handicapés) que vous souhaitez accueillir.
     
  10. Choisissez des matériaux de construction adaptés aux conditions climatiques de votre site. Le matériau le plus utilisé est le bois (esthétisme et faible coût), sauf dans des conditions très particulières, par exemple en zone de crue (cf. Etude de cas n09). Utilisez de préférence des bois traités en autoclave qui auront une durée de vie supérieure et qui nécessiteront moins d'entretien.
     
  11. Pensez à budgétiser l'entretien de l'observatoire et la main d'oeuvre (peinture, dégagement de la végétation ... ). L'innocuité de divers produits de protection du bois envers les chauves-souris, après une période de 4 semaines de séchage, a été montrée. Ils sont toutefois nocifs pendant la période de séchage, et en aucun cas ces produits ne devraient être utilisés en présence des chauves-souris. Ainsi, les traitements devraient se faire au plus tard en février, ou mieux en fin d'automne lorsque les chauves-souris ont quitté leur gîte. Attention, tous les pyrethroïdes sont très nocifs pour l'ensemble de la micro- et macrofaune aquatique.
     
  12. Avant toute opération de construction, assurez-vous que vous disposez de toutes les autorisations nécessaires en fonction du statut foncier de l'espace où sera implanté l'observatoire. Les démarches administratives sont parfois longues, et il est préférable de s'y prendre à l'avance.

Les différents types de structures : critères de choix


Les observatoires de faune peuvent être de plusieurs types et dérivent, pour la plupart, d'une configuration rectangulaire, quoique la créativité de certains architectes ait conduit à la réalisation de structures plus originales (figure 3). Même si certaines de ces structures répondent plutôt à un souci d'esthétisme, la configuration d'un observatoire dépend initialement des conditions du site d'implantation. Les qualités requises pour une telle structure sont :

  • un champ de vision important;
  • une orientation adéquate par rapport au soleil ;
  • un bon confort d'observation (hauteur des bancs, des fenêtres, absence de vibrations du plancher) ;
  • une bonne intégration paysagère de l'observatoire et de son accès ;
  • la robustesse et ta durabilité de la structure ;
  • le respect des conditions de sécurité vis~à·vis du public.

Facteurs ayant une influence sur le choix de la structure

Dimensions

Avantages et inconvénients des différents types de structure
 

Figure 3 : Exemples d'observatoires de configuration originale (structures réelles) ; de gauche à droite : structure hexagonale (réserve de l'étang de Baerenthal· Moselle), structure pyramidale (réserve du lac du Drennec - Finistère), tour métallique (polders hollandais).


3.2.1 FACTEURS AYANT UNE INFLUENCE SUR LE CHOIX DE LA STRUCTURE

Nature et hydromorphie du sol

En zone inondable (marais, bord de lac ou de fleuve ... ), l'observatoire devra être surélevé ("sur pilotis"). Dans la plupart des cas, la réalisation d'un platelage d'accès surélevé est également indispensable. A l'inverse, les sols secs admettent n'importe quel type d'observatoire. De plus, la réalisation d'un plancher, pour les structures reposant directement sur le sol est souvent superflue, ce qui réduit les coûts de construction.

Conditions climatiques

De mauvaises conditions climatiques (pluviosité importante, vents violents, froid hivernal) imposent une plus grande rigueur de construction. Afin de garantir le confort d'observation des visiteurs et la pérennité de l'ouvrage, réalisez une structure fermée, hermétique au vent et à la pluie (doublez les matériaux de couverture à l'aide de polystyrène expansé, utilisez du bois séché en autoclave, etc.), munie de fenêtres vitrées (sur châssis bois, ou fenêtres étanches sur châssis PVC) placées en retrait et inclinées légèrement vers l'intérieur. Les façades d'observation devront être orientées à l'abri des vents dominants. Dans les zones à fortes chaleurs estivales (carrières, régions du sud de la France), évitez les structures trop fermées et de couleur sombre (choix des vernis) ; choisissez un emplacement ombragé ou prévoyez des plantations arbustives ou arborées, réparties également le long des cheminements d'accès ; réalisez des ouvertures supplémentaires pouvant permettre une aération par courants d'air en été (orientation des ouvertures).

Attention à l'utilisation des palissades d'observation (prévoir des éléments de toiture et des paravents sur les côtés) et des miradors, dans les régions très ventées : ces deux types de structures offrent une résistance moindre en raison de leur simplicité (palissades) ou de leur hauteur (miradors). Ils seront facilement arrachés lors des tempêtes et sont inutilisables par vent fort.

Type d'approche favorisée et public

Les structures élevées et les miradors procurent une excellente vue d'ensemble du milieu. Toutefois, "surélévation" ne sous-entend pas forcément "structure sur pilotis" : une structure enterrée ou au sol, implantée en sommet de talus ou de digue, jouera exactement le même rôle. D'après les observations, plus la surélévation est importante, moins les oiseaux réagissent par des mouvements de fuite ou d'éloignement lors de l'arrivée d'observateurs à l'intérieur de la structure : les animaux, en particulier les oiseaux, semblent ne plus "reconnaître" la silhouette humaine.

Si l'aménagement est destiné au grand public en visite libre, n'importe quelle structure conviendra dans la mesure où elle est placée suffisamment en retrait du centre d'intérêt pour éviter les dérangements sonores et visuels de la faune, et que son accès est parfaitement dissimulé. Les enfants sont particulièrement sensibles à la proximité des espèces, mais bruyants : les structures qui leur sont destinées devront être fermées et bien insonorisées.

Intégration paysagère

Afin d'intégrer au mieux un observatoire dans son environnement, vous pouvez jouer sur sa position, sa couleur, sa hauteur, et sa forme. Pensez à le placer en lisière d'un bois, dans un bosquet ou une haie, à mipente. Respectez les lignes fortes du paysage, et évitez notamment les sommets de colline ou de digue ; attention en particulier aux miradors en milieux ouverts et "plats" ! La couleur des matériaux de toiture et du bois a une grande influence sur la perception de la structure par le public : choisissez des matériaux ou des vernis clairs dans les milieux très ouverts (dunes, carrières ... ) mais plus sombres dans les milieux bocagers ou forestiers.

3.2.2 DIMENSIONS

Le tableau 2 indique les dimensions moyennes d'un observatoire rectangulaire fermé, en fonction de sa capacité (nombre de personnes en observation simultanée).

nombre
d'observateurs
utilisationlongueurlargeursurface utile
1-5cas particulier6212 m2
5-10faible fréquentation10220 m2
10-20fréquentation moyenne10330/35 m2
20-30groupe scolaire (1 classe)15345 m2
30-60fréquentation intensive254 > 50 m2
1emplacement fauteuil roulant1 m1 m1 m2
Tableau 2 : dimensions moyennes d'un observatoire "standard" en fonction de la capacité requise


3.2.3 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES DIFFERENTS TYPES DE STRUCTURE

Les structures au sol (Etudes de cas 2 et n°3)

Elles conviennent sur les sites où le sol ne présente pas de caractère hydromorphe (sols secs, sableux ... ) ou qui ne sont pas soumis à des inondations temporaires (pluviosité hivernale, crues...). Dans ce cas, la réalisation d'un plancher n'est pas forcément nécessaire et permettra de réduire le coût global (environ 5 000 F pour 38m2 de plancher en sapin blanc non traité, main d'oeuvre non comprise), ainsi que d'éviter le bruit occasionné par les déplacements à l'intérieur de la structure.

  

Les structures sur pilotis (Etudes de cas n°4, n°5, n°6, n°7, n°8 et n°9)

Ce sont les seules structures adaptées en zones humides, en bordure d'étang ou de lac, ou sur tout site sujet à des inondations temporaires. La surélévation permet la découverte d'une plus grande étendue paysagère, et il semble, en outre, que les oiseaux se sentent d'autant plus "en confiance" que ta surélévation est importante. Toutefois, les vibrations qui se propagent sur l'eau pourraient les alerter et provoquer leur fuite. De plus, ces vibrations rendent l'observation impossible (image instable). Aussi, réalisez toujours un plancher très stable (faible espacement des entretoises).

Les structures aériennes (miradors d'observation, études de cas n°10 et n°11)

Elles permettent d'appréhender le site de façon globale, et donnent un champ de vision optimum sur les unités paysagères et écologiques qui le composent. Cependant, leur intégration paysagère est difficile, et elles doivent faire l'objet d'une réflexion architecturale poussée. Leur usage reste souvent limité en forêt ou en lisière de bois/haie, à mi-pente d'un talus, etc. Elles sont indésirables en situation dunaire. Dans certains cas toutefois (Pays-Bas ... ), ces types de structures font partie de l'identité architecturale locale (moulins, phares ... ) et ne représentent pas une intrusion visuelle forte.

Les structures enferrées (Etude de cas n°1)

Particulièrement adaptées pour favoriser l'approche sensible, elles offrent une intégration paysagère parfaite et procurent une vision du milieu inhabituelle et originale. Leur réalisation nécessite l'emploi de matériaux spéciaux afin d'assurer leur étanchéité, en particulier dans les zones humides (structure bétonnée pour toute la partie souterraine ... ). Toutefois, un observatoire standard peut être implanté dans une digue haute ou un talus (pas de nappe affleurante), à condition que tous les bois soient traités en autoclave. Au coût de construction de la structure, il faut rajouter les heures de pelle mécanique ou de bulldozer nécessaires pour décaisser préalablement la digue et la retaluter.

Les palissades d'observation (Etude de cas n°12) et les points de vue

Structures légères et peu coûteuses, elles peuvent être utilisées pour matérialiser un point de découverte privilégié, mais sont difficilement conciliables avec l'observation rapprochée de la faune par le grand public (insonorisation inexistante, effets de silhouettes). Cependant, leur fonctionnalité peut être renforcée par la création d'un écran situé à l'arrière (panneau en voliges, brande, ou écran de végétation naturel). Les palissades sont utilisées par exemple sur les vasières et les prés salés, en prolongement d'une haie le long d'un sentier...

Parallèlement, les points de vue permettent de matérialiser, sans contrainte visuelle forte, des points de découverte ou des points d'observation d'oiseaux à distance importante (vision d'ensemble d'une colonie d'oiseaux, de rassemblements importants...).

  

Les fenêtres, les accoudoirs et les bancs

 

Dimensions et hauteur par rapport au sol

Les différents types de fenêtres et leur utilisation

Les accoudoirs d'observation

Les bancs


Il est souhaitable de maintenir une certaine pénombre à l'intérieur de l'observatoire, les observateurs respectant mieux les règles de silence dans un observatoire fermé et sombre que dans un observatoire ouvert et trop lumineux. Toutefois, évitez que les visiteurs, et surtout les enfants, se retrouvent dans le noir total lorsque toutes les ouvertures sont fermées: essayez plutôt de créer une ambiance "intime" en équipant toutes les fenêtres de volets de fermeture en bois (clapets). Placez un jour (petite ouverture sans clapet qui laissera pénétrer un peu de lumière) sur une des façades latérales et non sur la façade arrière (jeux de lumière, effets de silhouettes).

3.3.1 DIMENSIONS ET HAUTEUR PAR RAPPORT AU SOL

Les fenêtres doivent toujours s'ouvrir vers l'intérieur de l'observatoire. En longueur, on compte environ SOcm par adulte ou 30-40cm par enfant. Pour des raisons de confort d'observation, de poids et de luminosité, la longueur d'une fenêtre ne doit pas excéder 1 m30, accommodant ainsi 2 observateurs adultes simultanés (3 maximum) ou 3 enfants (4 maximum). La longueur de l'avant bras d'un adulte est en moyenne de 40cm, tandis que celle d'un enfant n'est que de 20cm. Ainsi, l'ouverture d'observation doit être placée à 20cm max. audessus de . l'accoudoir (figure 4). La taille idéale d'une ouverture est d'environ 20cm x 110cm ou 2Scm x 110cm.

Figure 4 : Dimensions des aménagements intérieurs pour adultes et enfants : observation à la jumelle ou à la longue-vue


Aménagez, en supplément des ouvertures destinées à l'observation en position assise, au moins une fenêtre haute pour les longues-vues (position debout, sans banc), et si l'accès le permet, une fenêtre basse pour les fauteuils roulants (voir chapitre correspondant). Afin de permettre aux enfants d'observer également à la longue-vue, mettez à leur disposition 1 ou 2 "estrades individuelles", cubes de bois mobiles et superposables (figure 6)

Figure 6 : Estrade individuelle: dimensions standards


3.3.2 LES DIFFERENTS TYPES DE FENETRES ET LEUR UTILISATION

Le tableau 3 présente les différents types d'ouvertures d'observation rencontrées, leurs utilisations particulières et inconvénients, ainsi qu'à titre indicatif, le coût approximatif d'une fenêtre de 11 Ox20cm. Les fenêtres à clapet simple (bois ou verre) ou à double clapet, sont les plus couramment utilisées, en raison de leur faible prix de revient et de leur facilité d'adaptation à tous les types de structure (facilité de conception, de pose, de modification si le bois "travaille").

type de fenêtrecaractéristiquesutilisationinconvénientscoût

meurtrière simple (individuelle ou non)

ouverture sans volet de fermeture

fréquentation intense, grand public

effets de silhouettes ; dortoir aviens (fientes)

néant

fenêtre à clapet simple (bois)volet bois, mobileconvient en toutes situationsmanipulation bruyante50 F
fenêtre double clapet (clair de vitre + bois)2 volets (vitre, bois) mobiles, indépendantsid + réduit les entrées de lumièrenettoyages fréquents500 F
fenêtre étanche en PVCclair de vitre sur châssis PVC mobile (sans volet)climat difficile (étanche, pas de déformations)nettoyages fréquents ; poids (enfants !) ; coût1700 F
Tableau 3 : Types d'ouverlures d'observation, spécificité d'utilisation, caractéristiques, inconvénients


Il est fortement conseillé d'équiper les fenêtres de volets en bois, pour maintenir une semi-obscurité y compris lorsque plusieurs fenêtres sont ouvertes sur différentes façades d'observation. Dans le cas des meurtrières (absence de bruits de manipulation pour les observatoires très grand public, à fréquentation intensive), plusieurs solutions permettent de diminuer la luminosité ambiante: 1) ne pas multiplier le nombre de façades d'observation ; 2) réduire le nombre et la taille des ouvertures: le Parc Ornithologique du Marquenterre, par exemple, a conçu des meurtrières individuelles.

L'utilisation de fenêtres étanches est conseillée dans les régions où les conditions climatiques sont difficiles, rendant les conditions d'observation peu confortables. Leur châssis PVC évite les problèmes de déformations ultérieures à la pose. Leur prix de revient est cependant nettement supérieur à celui des autres types de fenêtres. L'inconvénient majeur est leur poids important, notamment pour les enfants, bien qu'il puisse s'agir d'un élément volontairement dissuasif.

Dans l'optique d'une observation rapprochée de la faune, et particulièrement dans les observatoires libres d'accès destinés au grand public, réalisez des fenêtres à clair de vitre fixes (non ouvrables). pour une insonorisation maximale. Ces fenêtres devront être posées légèrement en retrait et inclinées vers l'intérieur de l'observatoire (figure 7), ce qui réduit la fréquence des nettoyages et facilite l'observation par temps pluvieux.

 

Figure 7 : Principe d'une fenêtre fixe, en retrait, inclinée vers l'intérieur de l'observatoire


3.3.3 LES ACCOUDOIRS D'OBSERVATION

Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, y compris celles aménagées pour l'observation en station debout (option "longue-vue"), tout observateur pouvant avoir besoin d'utiliser momentanément ses jumelles. Dans le cas des observatoires "ouverts", notamment les palissades, les tablettes accoudoirs peuvent être remplacées par des lisses en bois, beaucoup moins larges, qui ne seront pas salies par les fientes d'oiseaux.

En général, la largeur de l'accoudoir est approximativement de 25cm, ce qui permet à la fois de s'y accouder et d'y poser divers objets : livre d'identification, optiques... Il est possible de disposer des panonceaux d'identification sous les fenêtres, soit verticaux contre la paroi, soit inclinés, auquel cas la tablette devra avoir une largeur de 30 cm (figure 8).

Figure 8 : Tablettes accoudoirs: dimensions requises selon la position du panonceau d'information


3.3.4 LES BANCS

Ils doivent être répartis sous toutes les ouvertures, à l'exception de celles aménagées pour l'observation debout, à la longue-vue (on prévoit en général 1 emplacement longue-vue, central de préférence) et pour les personnes à mobilité réduite. Un banc supplémentaire, étroit, haut de 66cm, peut être placé contre la paroi du fond, notamment dans les observatoires à fréquentation intensive: il permettra aux observateurs d'attendre confortablement leur tour, tout en ayant une vue partielle sur l'extérieur. Les bancs sont parfois remplacés par des tabourets, fixes ou non, ou même des chaises. Il s'agit toutefois d'une solution bruyante, et inadaptée en cas de risques de vandalisme.

Les bancs fixes sont les plus répandus: on aménagera des espaces suffisants entre eux (20 à 25 cm) pour s'y asseoir sans devoir les enjamber ni déranger les autres observateurs. Idéalement, on prévoit un banc pour 2 personnes maximum, soit un banc par fenêtre avec un passage de chaque côté.

Les observatoires ouverts ou équipés de meurtrières sont très souvent utilisés comme site dortoir par les oiseaux (moineaux, étourneaux, ou rapaces nocturnes). Dans ce cas, les bancs comme les accoudoirs risquent d'être salis par les crottes. Il est possible de mettre en place des bancs à charnière (Figure 9), qui "s'ouvrent" pour s'asseoir. Expliquez le mécanisme aux visiteurs par un texte simple, pyrogravé sur la planche supérieure par exemple.

Figure 9 : Système de banc à charnières

 

Les portes et les accès

 

Nombre de portes et sens d'ouverture

Types de portes

Eléments de canalisation et de répartition du public

Les accès : escaliers, échelles, plans inclinés


La porte est un élément de la structure qui permet non seulement de matérialiser l'entrée mais aussi d'insonoriser, d'isoler l'observatoire du vent, et de limiter les jeux de lumière.

3.4.1 NOMBRE DE PORTES ET SENS D'OUVERTURE

Bien que le sens d'ouverture de la porte dépende essentiellement de l'espace disponible dans l'observatoire, il est fortement conseillé d'ouvrir toujours vers l'extérieur. Au-delà d'une capacité de 20-30 personnes, la présence de 2 portes, une à chaque extrémité, devient indispensable: les visiteurs circulent sans se gêner et l'aménagement répond aux normes de sécurité. /1 ne faut, en aucun cas, hésiter à investir dans une serrurerie de qualité, qui résistera à l'usage intensif, à l'humidité, et aux déformations du bois. Dans le cas des tours d'observation, l'entrée devrait être aménagée sur le côté de l'observatoire, et non dessous, avec un escalier d'accès extérieur et un palier de 1 m2 • L'accès par une trappe est à bannir: il entraîne une perte de place très importante et rend les mouvements dans l'observatoire difficiles et dangereux.

3.4.2 TYPES DE PORTES

Le tableau 4 présente différents types de portes, leurs spécificité d'utilisation et avantages, leurs inconvénients le cas échéant, et leur coût (à titre indicatif). Les figures 10 à 14 illustrent les principaux types de portes cités (schémas de principe).

Les portes coulissantes sont des équipements déconseillés : bruyants (système de roulement), ils sont particulièrement sensibles aux déformations du bois et résistent mal à une utilisation intensive par le public. Leur avantage unique est le gain de place.

Les chicanes, ou l'absence totale de porte, conviennent dans le cas d'une fréquentation intensive par les visiteurs (absence de bruits occasionnés parÎes manipulations). Les jeux de lumière peuvent être évités à l'aide d'écrans de végétation situés en arrière de l'entrée, ou simplement en positionnant la porte, soit sur le côté de la structure, soit en contrebas si la pente le permet.

Type de porteSpécificité/avntagesInconvénientscoût
"standard" (en voliges)convient en toutes situations ; réalisation en régie très aiséesystème de fermeture pouvant occasionner du bruit dans certains cas300 F
"standard" avec groomconvient en toutes situations ; bruit de manipulation réduitnéant600 F
porte anti-paniquesécurité maximalenéant5 000 F
sas d'entrée 1m2évite les jeux de lumièresource de bruit1 500 F
chicane d'entréegrand public ;
coût : néant
ne limite pas totalement les jeux de lumière ; insonorisation inexistantenéant
absence de porte (sans aménagement spécifique)fréquentation intensive ;
coût:  néant ;
pas de bruit de manipulation
importants jeux de lumière ;
insonorisation inexistante
néant
Tableau 4 : Types de porles, spécificité d'utilisation, avantages, inconvénients

 


Figure 10 : Porte standardFigure 11 : Porte coulissanteFigure 12 : Porte anti-panique

 


Figure 13 : Chicane d'entrée

Figure 14 : Observatoire de type "couloir': sans porte, avec cloison intérieure (du type des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre)

 

3.4.3 ELEMENTS DE CANALISATION ET DE REPARTITION DU PUBLIC


Dans le cas d'observatoires à grande capacité, ou présentant une configuration complexe et plusieurs façades d'observation, favorisez une bonne répartition du  public à l'aide de panneaux en bois cloisonnant l'espace. Ces panneaux pourront remplir également une fonction technique (réduire les jeux de lumières), sociale (espace d'aspect plus petit, donc plus convivial), ou pédagogiqae (support de panneaux d'interprétation et d'information ... ). La figure 15 montre deux exemples de répartition du public dans un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures.

Figure 15 : Exemples de répartition du public à l'intérieur d'un observatoire en fonction de la position des cloisons intérieures

 

3.4.4 LES ACCES : ESCALIERS, ECHELLES, PLANS INCLINES

Pour les observatoires surélevés ou aériens, l'escalier (figure 16) s'avère l'équipement le plus adéquat pour le public. Il doit être muni d'une rampe à 2 hauteurs : 1 m pour les adultes, 60cm pour les enfants. Idéalement, il se termine par un palier de 1 m2 environ, sur lequel s'ouvre la porte. Les échelles sont indésirables car elles ne permettent pas d'accéder à l'observatoire avec un matériel lourd ou encombrant (télescopes, trépieds, appareils photo, .. ), et ne répondent à aucune norme de sécurité. La responsabilité civile du gestionnaire de la structure est mise en jeu.

Lorsque la dénivellation est faible, de l'ordre de 3 ou 4 marches, prévoyez de préférence un plan incliné pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. Lorsque le sentier d'accès est équipé d'un platelage, surélevez-le à l'approche de l'observatoire. Recouvrez-le d'un grillage (effet antidérapant), et prévoyez une main courante afin d'éviter les risques de chute par temps froid ou humide.

Figure 16 : Principe de réalisation d'un escalier d'accès (RNC St Martin de Seignanx, C. Labat architecte) ; voir aussi l'étude de cas n°10

 

Aménagements spécifiques aux personnes a mobilité réduite


Afin de faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite, les dénivellations le long des sentiers d'accès et à l'entrée de l'observatoire doivent être aussi faibles que possible. Lorsqu'une surélévation est absolument nécessaire, la réalisation d'un plan incliné dont le gradient de pente ne dépasse pas 5%, devient indispensable.' Sa largeur doit être de 80 cm (dimension minimale), ce qui permet le passage de fauteuils roulants de toutes tailles. A titre indicatif, la figure 17 présente les dimensions du plan incliné pour une dénivellation de 30 cm.

Attention : en cas de verglas ou d'humidité "grasse", les plans inclinés en bois deviennent inutilisables ou même dangereux (responsabilité civile). Ils doivent être recouverts d'un grillage (effet antidérapant), et équipés d'une main courante.

De même que les plans inclinés, les portes doivent avoir une largeur minimale de 80 cm. La hauteur des fenêtres doit être réajustée, ainsi que la profondeur de la paroi sous la fenêtre (emplacement des jambes). La figure 18 indique les dimensions d'un emplacement fauteuil roulant (d'après l'observatoire standard de la Royal Society for the Protection of Birds - UK). Voir aussi les figure 19 et figure 20. Dans un souci d'économie de place et de matériaux, cet emplacement, central de préférence, peut être couplé avec l'emplacement longue-vue (figure 21), en particulier si l'observatoire est petit.

Figure 17 : Plan incliné fauteuils roulants dimensions pour une dénivellation de 30 cmFigure 18 : Emplacement fauteuil roulant : schéma de principe
Figure 21 : Emplacement fauteuil roulant couplé avec un emplacement longue-vue : schéma de principe
Figure 19 : Emplacement fauteuil roulant : schéma de montage (source : RSPB)Figure 20 : Schéma d'observatoire avec emplacement fauteuil roulant (source : RSPB)

 

Les infrastructures annexes


Les infrastructures annexes concernent principalement le sentier d'accès. Certaines entreprises, notamment le Bureau d'Etude ALFA (Boulogne/Mer), conçoivent et réalisent couramment des équipements permettant la gestion des flux de visiteurs sur les sites. Ces équipements ont pour but :

- de camoufler l'accès : plantations d'essences régionales arborées/arbustives, réalisation de tunnels ou de paravents en roseaux, bruyère ou voliges ...

- de faciliter l'accès : platelages (sentiers inondables, boueux, sensibles à l'érosion), ponts, signalétique, systèmes de franchissement de clôtures à bétail (escaliers d'enjambement...), etc.

- de restreindre l'accès : portillons, chicanes pour piétons, coudes avec porte battante (bétail. .. ), plots de bois délimitant le sentier, barrières, clôtures, systèmes de ponts-levis...

La réalisation d'un platelage d'accès, souvent nécessaire, est onéreuse. Prévoyez plusieurs chicanes de croisement (figure 22 et figure 23) bien réparties pour permettre aux visiteurs de se croiser, notamment les fauteuils roulants. Les matériaux nécessaires à la réalisation d'un platelage à la Station de lagunage de Rochefort/Mer (Fiche Technique n°2), et le coût, sont détaillés ci-dessous. Les figure 24 et figure 25 montrent le schéma de principe de sa construction.

 

Figure 22 : Chicane de croisement sur platelage d'accès (schéma de principe) " platelage réalisé à la Station de Lagunage de Rochefort/Mer (fiche technique n°2)Figure 23 : Chicane de croisement sur platelage d'accès (autre type)
Figure 24 : Platelage d'accès.' principe de réalisationFigure 25: Panneaux de protection implantés /e long d'un plate/age .' principe de réalisation

 

PLATELAGE DE LA STATION DE LAGUNAGE DE ROCHEFORT/MER :

Dimensions :

longueur : 228m linéaire
largeur : 1m
protection : panneaux de 1,80m de haut sur 15m de long, en vis à vis

Matériaux : 

- traverses de chemin de fer
Qt : 38 traverses coupées en 3 sections de 80cm de long

- solives (chêne traité)
Qt: 121; section 4m x 6cm x 5cm

- planches platelage (chêne)
Qt : 145; section 1 m x 16cm x 3cm
Qt : 455; section 2m x 16cm x 3cm

- bordure anti-versement
Qt : 117; section 4m x 3,2cm x 3,2cm (sapin traité)

- poteaux de fixation de protection de la passerelle
Qt: 14; section 2m x 13cm x 13cm

- planches protection passerelle
Qt : 22; section 2m x 12cm x 3cm
Qt : 88; section 3m x 12cm x 3cm

Coût :

- matériaux et transport    27355 F

- quincaillerie     2000 F (tire-fond, tiges filetées, écrous, pointes)

- main d'oeuvre  120 heures (préparation, pose, protection à l'huile de vidange)


D'autres types d'équipements peuvent parfois être nécessaires. Leur réalisation provoque un surcoût qui n'apparaît pas forcément sur tous les sites, mais qui peut être particulièrement élevé selon sa topographie ou les conditions climatiques. A titre d'exemple, l'encart ci-après présente les équipements qui ont du être réalisés sur la Réserve Naturelle Volontaire du Romelaere, gérée par Espace Naturel Régional, afin de faciliter l'accès et de limiter les dérangements (queue d'étang). Quelques aménagements dits "de confort" peuvent également être réalisés: portemanteaux.

équipementréalisationpose
Tunnel d'accès en roseaux
Platelage d'accès
Portillon
Observatoire 10mx2m et sas
Aménagements intérieurs (vitrines... )
 18 145F
 9 345F
 2 217F
105 494F
 20 000F
24 550F
2 158F
__
70 448F
__

 

Matériaux, traitements, modes de construction

 

Les matériaux

Les traitements

Etapes de construction

Modes de construction
 

3.7.1 - LES MATERIAUX

Assise de la structure

Les fondations (figure 26) et la stabilisation sont réalisées en béton : plots béton, traverses bétonnées, béton coulé dans des pneus ... Son emploi est également indispensable pour renforcer les structures implantées en situation fluviale, qui doivent résister à la violence des crues, notamment les crues décennales (Etude de cas n°8 par exemple). Le coût d'un plot (busage) en béton ferraillé 30cm x 30cm pour ancrage sur plan d'eau s'élève à environ 550F (coût en 1991). Pour un observatoire standard fermé, de capacité 30 personnes (fiche technique n° 2), 21 plots ont été mis en place afin d'assurer l'assise de la structure.

Figure 26 : Schéma de principe de montage de plot en béton (sous poteau de soutien)Figure 27 : Poteaux de soutien : schéma de montage (Etablissements Rouyer, menuiserie, charpente)

 

"Corps" de l'observatoire

Le bois convient pour la réalisation de l'ensemble de la structure porteuse, le recouvrement des façades (bardage extérieur) et les aménagements intérieurs. Le choix se porte principalement sur le pin (bardage, plancher, bancs...), le chêne (montants principaux, traverses, solives...), le sapin (planchers...), ou bien sur certains bois durs exotiques imputrescibles tels que le Thuya (Red Cedar). L'utilisation de bois exotiques est cependant difficilement conciliable avec un objectif de protection de l'environnement humain. Parmi les différents pins, le Pin sylvestre et le Pin maritime sont les mieux adaptés aux conditions littorales.

Les traverses de chemin de fer ou les poteaux EDF sont des produits finis utilisés pour la réalisation des platelages d'accès (structure porteuse) ou comme poteaux de soutien et montants principaux des miradors en particulier. " est possible de réaliser entièrement un observatoire à l'aide de traverses de chemin de fer, dont la résistance aux intempéries et aux déformations lui confère une durée de vie et une robustesse sans pareille. Elles conviennent particulièrement pour les observatoires enterrés dans une digue ou un talus (cf. Etude de cas n° 1).

Faites particulièrement attention au séchage du bois que vous vous procurerez: il est primordial de disposer de bois parfaitement sec (bois traités en autoclave par exemple). Dans le cas contraire, de graves problèmes de déformations risquent d'apparaître. Pour le recouvrement des façades, préférez les clins travaillés aux voliges (figure 28) : bien qu'ils soient plus chers, le recouvrement est meilleur, la pose plus facile, et les risques de déformation moindres.

Figure 28 : Pose des clins sur façade d'observatoire : schéma de principeFigure 30 : Principe de réalisation de la toiture d'un observatoire (RN des Marais d'Yves)


Toiture

Le choix des matériaux est large : feutre bitumé, tôles, amiante ciment (evrite/éternite), sont les matériaux les plus couramment utilisés. Les bardeaux canadiens (cf. observatoire de l'Île de la Platière) sont disponibles dans une importante gamme de coloris, ce qui facilite l'intégration paysagère de la structure. Cependant, ils ne doivent être utilisés que sur des toits assez fortement inclinés (risques de fuite et de remontée d'eau sur les toits à faible pente). Le flexotuile (plaque de bitume ondulé) est un matériau de faible prix, très souvent utilisé pour recouvrir les cabanons de jardin, et qui peut convenir également pour les observatoires de faune. L'utilisation moins fréquente des ardoises ou des tuiles est surtout liée à des impératifs d'intégration paysagère selon les régions. Les tuiles devraient être doublées de feutre bitumé (utilisés seuls, ces feutres ont une durée de vie très faible) afin de renforcer la protection.

L'onduline (onduline verte surtout) est le matériau le plus utilisé en Angleterre et donne de très bons résultats (RN Marais d'Yves : durée de vie >10ans) bien qu'il s'agisse d'un produit très décrié par les marchands de matériaux et qu'il est difficile de se procurer, en particulier dans ce coloris. L'onduline est un matériau léger, fiable, facile à manipuler, non coupant, qui ne nécessite ni découpe particulière préalable à l'assemblage, ni pré-perçage à la perceuse électrique.

Malgré le surcoût et quel que soit le matériau de recouvrement utilisé (tableau 5), il est très important de le doubler d'un bardage en voliges traitées (figure 29) : absence de courants d'air, isolation thermique hivernale, étanchéité, durabilité de la structure accrue... Pour les mêmes raisons, il est conseillé de boucher tous les interstices à l'aide de polystyrène expansé (figure 31), hermétique au vent et à la pluie, ou de barreaux en fer de petite taille qui empêcheront la formation de dortoirs de moineaux ou d'étourneaux à l'intérieur de l'observatoire.

matériaucoût
amiante ciment~ 200 F/m2 TTC pour L=2m
onduline~ 82.55 F/m2 TTC
flexotuile31.03 F/m2 HT
bardeaux canadiens (bardoline)52.45 F/m2 HT
(pour L=1 m et l=35cm)
Tableau 5 : Coûts indicatifs 1993 pour les principaux matériaux de couverture

 

Figure 29 : Principe de recouvrement de toiture sur structure porteuseFigure 31 : Principe d'isolation thermique de la toiture et techniques empêchant la formation de dortoirs dans l'observatoire

 

Plancher

La surélévation de la structure par rapport au niveau du sol devrait être au minimum de 76 cm, si l'on opte pour une structure comportant un plancher (le plancher ne doit pas reposer sur le sol). Les poutres de soutènement ne doivent pas être espacées de plus de 1 m/1 m20, sur lequel prennent appui les entretoises qui recevront le plancher, composé de linteaux (pin, sapin... ) ou de panneaux de particules. Les entretoises doivent être espacées de 40cm environ (pour un plancher de maison classique, l'entretoise est de 33cm), ceci pour limiter les vibrations causées par les déplacements à l'intérieur de l'observatoire, et renforcer la structure porteuse (figures 32, 35, 36).


Figure 32 : Planchers insonorisés (absorbant les vibrations causées par les déplacements) : principe de montage d'un plancher
Figure 35 : Plancher présentant un défaut d'insonorisation : l'espacement trop important entre les entretoises est source de vibrations et de résonances. (observatoire de la RN des Marais d'Yves avant rectification)Figure 36 : Plancher bien insonorisé, observatoire de la RN du Platier d'Oye)


Les entretoises doivent déborder de la poutre porteuse. Deux entretoises juxtaposées doivent être solidarisées, de préférence à l'aide d'un tire-fond transversal (figure 33) et non de pointes qui risqueraient de fendre le bois.

Figure 33 : Principe de solidarisation des entretoises par tire-fond

 

Afin de renforcer l'isolation sonore, le plancher peut être conçu en une double face de panneaux de particules avec un remplissage à la laine de verre (figure 34).
En revanche, dans le cas des structures au sol ou enterrées dans une digue, la réalisation d'un plancher peut paraître fortuite. En fonction de la nature du sol, on pourra choisir soit de laisser le sol à nu (sable ou 501 peu hygromorphe), soit d'empierrer à l'aide de dalles (les graviers sont à bannir en raison des crissements et du bruit), soit de recouvrir le sol d'une dalle de béton coulée dans un caisson (confort, silence, propreté, facilité de nettoyage).

Figure 34 : Planchers double-face avec remplissage à la laine de roche (insonorisation) : schéma de principe



Revêtements de sol

Lino et tapis alvéolaires en caoutchouc (type stations de ski) sont les deux revêtements de sol utilisés à des fins d'insonorisation. L'efficacité du lino (env. 30F/m2 ) laisse à désirer ; en revanche, celle des revêtements alvéolaires est excellente mais leur coût les rend souvent inaccessibles aux petits budgets (256F pour une pièce de 1 mx1,50m). La laine de roche, placée par exemple entre le panneau de particules et le parquet (figure 34), est une solution intermédiaire intéressante.

Attention toutefois aux revêtements : s'il y a dans l'observatoire un défaut d'étanchéité, ils entretiennent l'humidité et accélèrent le pourrissement. Ne rejetez jamais la construction d'un plancher cher mais stable au profit d'un revêtement de sol !

Quincaillerie

Il est conseillé d'utiliser des pointes acier et/ou galvanisées afin d'éviter la rouille : bien que celle-ci constitue, dans un premier temps, un facteur anti-arrachement, elle devient vite le facteur principal de détérioration de la structure: fragilisation, désolidarisation...

Pensez à faire particulièrement attention au choix de la quincaillerie (équerres d'angles ou de support, sabots de solive, tiges filetées, tire-fond) en fonction du type d'assemblage : l'utilisation des tire-fond, comme de la tige filetée, permet d'assembler deux panneaux et de les resserrer en cas de déformations survenues lors du séchage du bois. Pensez à placer une rondelle d'acier entre le tire-fond et le bois afin d'augmenter la compression, et appliquez le principe d'assemblage tenon/mortaise (confort, esthétisme). Il existe des pièces d'assemblage du bois métalliques, préfabriquées (sabots de solive ... ), dont l'utilisation très simple facilite grandement la pose de l'observatoire.

Figure 37 : Tiges filetées et tire-fond : schémas de principe

 

Figure 38 : Principe des tenons et mortaises appliqué aux tire-fond

 

3.7.2 - LES TRAITEMENTS

Il s'agit des traitements appliqués au bois, soit initialement (bois traités au coeur), soit en traitements d'entretien (vernis, fongicides ... ). Ces traitements sont indispensables pour tous les bois en contact avec le sol ou avec l'extérieur : plots d'ancrage, gros oeuvre, bardage, toiture, portes, volets. En revanche, ils sont superflus pour les bois servant à la réalisation des aménagements intérieurs : plancher, bancs, estrades, plans inclinés, accoudoirs, panneaux d'information ...

Bois traités au coeur en autoclave

Bien que les bois ainsi traités soient plus chers, ce mode de séchage garantit une meilleure préservation du bois : peu de déformations ultérieures (fragilisation de la structure), ralentissement de la périodicité et du coût des travaux d'entretien (peinture, revêtements extérieurs... ).

Revêtements extérieurs

Ces traitements sont nécessaires pour les bois utilisés à l'extérieur de la structure, mais inutiles à l'intérieur. Ils ont une durée de vie moyenne de 3-4 ans dans des conditions climatiques normales, mais supérieure pour les bois "traités au coeur". Les lasures actuelles assurent à la fois le traitement des bois, leur mise en couleur et les traitements insecticides ou fongicides dans la plupart des cas.

Dans des conditions extrêmes (bord de mer...), les vernis peuvent être remplacés par du Bitume ou du Carbonyle (utilisé par les ostréiculteurs) dont la durée de vie est supérieure. Ce produit s'utilise de préférence par immersion des bois mais présente une odeur extrêmement incommodante pour les observateurs et peu compatible avec la notion "espace naturel préservé". Ainsi, après traitement, il sera nécessaire de prévoir plusieurs semaines (au minimum 1,5 mois) sans utiliser l'équipement.

L'utilisation de l'huile de vidange (huile diesel pour une pénétration accrue dans le bois), bien qu'elle soit très intéressante du point de vue financier, est fortement déconseillée en raison de son incompatibilité avec les règles antipollution : 1 litre d'huile = 1 000 litres d'eau polluée !. Cette méthode ne devrait pas être utilisée, sinon en respectant les conditions de sécurité les plus strictes.

Antifongiques et anti-termites

Les insecticides, fongicides, et anti-bleu doivent être appliqués sur tous les bois, y compris à l'intérieur de l'observatoire. Contrairement aux antifongiques, les produits de traitement anti-termites ne sont nécessaires que dans les régions concernées par ce facteur très particulier. La plupart des lasures actuelles assurent ces traitements, qui n'ont donc besoin d'être appliqués séparément que sur les bois intérieurs ou n'ayant pas reçu de revêtement extérieur.

3.7.3 - ETAPES DE CONSTRUCTION

Il est toujours préférable de construire un observatoire sur la base de panneaux préassemblés, ou "modules" qui sont ensuite assemblés les uns aux autres à l'aide de tiges filetées ou de tire-fond (fiche technique n°1). Un module de 3,60m de long comportant 3 ouvertures d'observation de 1,14 m chacune, accommode confortablement 6 observateurs. La longueur totale de l'observatoire sera n'importe quel multiple de ce module de base.

Dans ce cas, les étapes de la construction sont :

  1. réalisation des fondations (plots d'ancrage au sol en béton) ;
  2. réalisation et pose du gros oeuvre : montants principaux et secondaires, charpente
  3. pose du plancher
  4. préassemblage des modules
  5. pose des modules
  6. pose de la toiture
  7. "peaufinage" : étanchéisation, ponçage des bois entrant en contact avec les mains, lazure

L'intérêt principal réside dans le caractère démontable et modulable de la structure obtenue. Il s'agit notamment d'un critère de choix primordial pour les structures confrontées aux phénomènes de crues, dans la mesure où ces dernières n'ont pas une importance justifiant la construction d'une structure plus complexe, reposant sur de lourdes fondations (observatoire de l'Île de la Platière par exemple).

Alternativement, le montage photos ci-après présente les principales étapes de la construction de l'observatoire de la Station d'Epuration de Rochefort/Mer, en Kit partiel, mais non modulaire. Un premier devis, établi pour une construction de l'observatoire (capacité 30 personnes) entièrement en entreprise, prévoyait un coût total d'environ 193 000 F. En Kit partiel, le coût total a été rabaissé à 119 000 F.

3.7.4 - MODES DE CONSTRUCTION

Il existe 5 modes principaux de construction d'un observatoire. Le choix dépend du budget, des conditions de site, et de la main d'oeuvre disponible pour un montage en régie si l'option est retenue.

En régie

En fonction de la main d'oeuvre disponible et des compétences individuelles, il est possible de réaliser son observatoire en régie, sans l'aide d'un architecte ou d'une entreprise. C'est le cas de la plupart des observatoires du Parc Ornithologique du Marquenterre.

En kit

Le maître d'ouvrage contacte une entreprise qui livre tous les matériaux prédécoupés, prêts à l'utilisation ; le montage est entièrement réalisé en régie.

En kit partiel

Dans le cas le plus fréquent, l'entreprise livre les matériaux prêts pour utilisation et réalise le montage du gros oeuvre (fondations, ossature, charpente). Le reste du montage est réalisé en régie (voir fiche technique n°2). Dans l'autre cas, l'entreprise réalise uniquement l'assise de l'observatoire (plots béton), le reste du montage est effectué en régie.

En kit avec préassemblage de panneaux

L'entreprise livre les matériaux sous forme de panneaux préassemblés ou "modules" ; le montage des panneaux est effectué en régie. Se référer par exemple à l'observatoire de Baerenthal (étude de cas n°7). dont le coût s'élevait à 43 OOOF en 1981 pour une capacité de 10 personnes.

En entreprise

L'entreprise se charge de la réalisation complète de l'observatoire : matériaux, assemblage sur le site, main d'oeuvre.

Sécurité


Les observatoires de faune, en tant que structures d'accueil, doivent être conformes à certaines règles de sécurité élémentaires. Les renseignements fournis ici répondent aux normes de sécurité publique préconisées par les pompiers.

3.8.1 - GENERALITES

Pensez à ne laisser dépasser ni pointes ni autres éléments coupants, souvent altérés par la rouille. Veillez en particulier aux ouvertures (portes, fenêtres) et aux bancs. Songez à poncer les bois qui entrent directement en contact avec les mains: encadrement des portes et des fenêtres, rambardes, rampes d'escaliers, angles de madriers, etc. Ceci est d'autant plus important que la plupart des observatoires sont aussi utilisés par des enfants (accueil de groupes scolaires, utilisation familiale ... ), souvent spécialistes des échardes dans les doigts....

Evitez les échelles, et préférez un escalier large, solide, muni d'une rampe à deux hauteurs (enfants, adultes).

Si l'observatoire (ou son accès) est implanté sur un site humide, boueux, ou dans une localité à risque de verglas, pensez à recouvrir les platelages, les marches d'escalier, les glissières d'accès, à l'aide d'un grillage qui réduira les risques de dérapages et de chute.

3.8.2 - ASSURANCES

Bien que ce ne soit pas obligatoire, pensez à contracter une assurance pour la structure, couvrant les risques d'incendie et de dégradations (vandalisme ... ), en particulier si l'observatoire a nécessité de lourds investissements. De plus, pour toutes les activités d'animation ou d'accueil du public sur un site, le gestionnaire doit se prémunir sur les risques d'accidents susceptibles d'arriver aux visiteurs ("responsabilité civile") et contracter une assurance particulière à ces activités.

3.8.3 - RESISTANCE DU PLANCHER

La résistance du plancher, pour un équipement répondant aux normes de sécurité, doit être de 400 kg/m2 

3.8.4 - NOMBRE DE PORTES ET PORTE ANTI-PANIQUE

Pour les observatoires dont la capacité d'accueil ne dépasse pas 30 personnes, une seule porte, de largeur conventionnelle O.gOm, est suffisante. A partir de 30 personnes, il faudra prévoir soit 2 portes de sortie de 0.90m de large, soit 1 seule porte de 1.40m de large.

Pour les observatoires fermés, et particulièrement pour ceux à grande capacité d'accueil, au-delà de 30 personnes en particulier, la mise en place d'une barre anti-panique pour l'ouverture de la porte (en cas d'incendie ... ) pourra être considérée comme une priorité.

3.8.5 - EXTINCTEURS ET INSTALLATIONS ELECTRIQUES

La mise à disposition d'un extincteur à eau pulvérisée à l'intérieur d'un observatoire grand public peut être envisagée, bien que cela ne revête pas un caractère obligatoire.

Dans le cas d'observatoires disposant d'installations électriques (en vue de leur mise à disposition pour des photographes professionnels, une utilisation en nocturne ... ), les installations devront être mises en place par un électricien, en conformité avec les normes de sécurité conventionnelles.

Estimez le coût de votre observatoire


Les tableaux 6 à 10 présentent les coûts de différents types de structures d'observation, en fonction de leur capacité et de leur année de réalisation. Ces expériences réelles proviennent des résultats de l'enquête nationale conduite dans le cadre de la réalisation de cette brochure. Dans la plupart des cas, les importantes différences de prix de revient entre les observatoires sont dues, soit au mode de réalisation (en entreprise, en régie, en kit...), soit au coût de la main d'oeuvre, qui n'a pas toujours été comptabilisé dans le total, notamment dans le cas des observatoires entièrement ou partiellement réalisés en régie.

L'absence de frais mentionnés dans la colonne "entretien" ne signifie pas que l'observatoire ne nécessite pas de dépenses d'entretien, mais que le coût en est inconnu ou n'était pas spécifié dans la fiche d'enquête qui nous a été retournée.

Structures au sol, fermées

Structures au sol, partiellement fermées

Structures surélevées

Palissades d'obsrvation

Miradors d'observation

 

Sigles et abréviations : 
structure accessible aux personnes à mobilité réduite
RN : Réserve Naturelle
RC : Réserve de Chasse
Cons. : Conservatoire
ENR : Espace Naturel Régional
ONC : Office National de la Chasse RNV : Réserve Naturelle Volontaire PNR : Parc Naturel Régional
CG : Conseil Général
SEPNB : Société d'Etudes pour la Protection de la Nature en Bretagne
PNN : Parc National
LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux
SEPANSO : Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest
CINA : Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
FDEJ : Fédération de Défense de l'Environnement du Jura
ADEV : Association pour la Défense de l'Environnement en Vendée
GOAS : Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge
APEGE : Agence pour l'Etude et la Gestion de l'Environnement


3.9.1 - STRUCTURES AU SOL, FERMEES

Tableau 6 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, fermées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
590 0001992--Tombolo biancoPNR de Corse
1035 0001992-, semi-enterréLe QuesnayENR + Le Quesnay
1550 0001986--Etang d'IsleVille de St Quentin
15148 0001992-SeneSEPNB
15/2012 00019881500/2anssur digueRN marais BrugesSEPANSO
2050 0001991-RN lac de DrennecPNR d'Armorique
257 00019851000/an-St Malo de GuerecPNR de la Brière
25176 0001992-RNV de RomelaereENR
20-3030 00019881500/2ans-RN MoëzeLPO
25-3025 00019902000/2ans-RN marais BrugesSEPANSO
30-40140 0001987--RN Platier d'OyeENR


Les prix de revient les plus faibles correspondent à des structures réalisées en régie, comme l'observatoire de la RN des Marais de Moëze (LPO) pour lequel le coût équivaut au prix d'achat des matériaux, sans la main d'oeuvre. L'importance des coûts et de la fréquence d'entretien est due à la localisation de l'observatoire en bord de mer et à sa surface importante.

Dans le cas de l'observatoire de Séné (SEPNB), le coût est majoré par la pose de fenêtres étanches et par la réalisation d'un plan incliné pour les handicapés (53 000F), comprenant 2 fenêtres de hauteur de vue différente : le coût de l'observatoire sans le plan incliné est de 95 472,97F.

3.9.2 - STRUCTURES AU SOL, PARTIELLEMENT FERMEES

Tableau 7 : Coûts comparatifs pour des structures au sol, partiellement fermées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
6-710 0001989750/2 ans-RN MoëzeLPO
910 00019901000/2 ansImage retirée.RN MoëzeLPO
20-2553 56819921000/an-ArlesPNR Camargue
20-6080 0001992rareImage retirée.Parc MarquenterreMarquenterre nature


Le prix de l'observatoire de la Petite Camargue Alsacienne s'explique par la configuration de la structure en 2 étages (partiellement fermée en bas et fermée en haut), par son caractère modulable, et par la réalisation d'importantes fondations en béton armé nécessaires en raison des conditions de site.


3.9.3 - STRUCTURES SURELEVEES

Tableau 8 : Coûts comparatifs pour des structures surélevées
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
49 9971992--RNV RomelaereENR
816 0001990--St MarcellinPNR Vercors
1075 345198910 000/2 ansImage retirée.RN LachausséeCons. Sites Lorrains
1090 0001992--RNV ClairmaraisENR
1245 0001988faible-RC marais du QuellenCG Côtes d'Armor
10-1570 00019893000/2 ans2 étages RN marais de BrugesSEPANSO
1575 0001993--RC EstagnolONC (Mazan)
2040 00019851000/3ans-RN marais d'YvesLPO
20-2553 56819921000/anImage retirée., 2 étagesCommune d'ArlesPNR Camargue
2546 80019775000/3ans-GéraudotPNR Forêt d'Orient
26250 00019851000/an-RN marais d'YvesLPO
27238 0001990-Image retirée.RN St Denis du PayréADEV
27300 0001993non estimé2 étagesRN Petite CamargueCINA
30120 0001991faible/3ansImage retirée.Station d'Epuration de Rochefort/merLPO
4032 00019765000/3ans-Mesnil St PèrePNR Forêt d'Orient


L'importance du coût d'entretien des structures d'observation gérées par le PNR de la Forêt d'Orient est due principalement à leur ancienneté et à l'absence de traitement initial du bois (bois non traités au coeur).

Le prix de revient particulièrement élevé de la structure de l'Etang de Lachaussée provient de son surdimensionnement (3m large x 8m long x 2.40m de haut !) par rapport à sa capacité (10 personnes). Ces dimensions répondaient à un besoin du gestionnaire: la structure, réservée aux visites guidées, est équipée de nombreux panneaux pédagogiques et est utilisée comme lieu d'information principal.

Les prix de revient des observatoires de la RN des Marais d'Yves (250 000F) et de St Denis du payré (238 000F) s'explique par leur configuration complexe, respectivement en 2 blocs reliés par un couloir, et en 3 "alcôves" hexagonales. La nature des aménagements intérieurs contribue également à majorer leur coût.


3.9.4 - PALISSADES D'OBSERVATION

Tableau 9 : Coûts comparatifs pour des palissades d'observation
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
615 0001991500/anImage retirée.RN Ile du GirardFDEJ
610 0001991--HillionCG Côtes d'Armor
816 0001990néant-St RonanSIVOM St Marcellin
9-1230 0001991--RN Platier d'OyeENR
1017 35619911000/2ans-RN MoëzeLPO
1522 0001990peuImage retirée. RN ChatteCORA
1575 0001993-en durRN EstagnolONC (Mazan)

 
Par rapport aux autres palissades, celle de la RN du Platier d'Oye est plus complète, dans le sens où elle comporte des éléments de toiture sur une profondeur d'environ 1 m30, ainsi que des côtés de 2m environ. La quantité supérieure de matériaux nécessaires à sa réalisation et l'utilisation de feutre bitumé pour la toiture expliquent son prix de revient supérieur.

L'importance du coût d'entretien de la palissade de la RN des marais de Moëze est due à son implantation en bord de mer et à l'utilisation de revêtements extérieurs standards, peu adaptés aux conditions climatiques particulièrement difficiles. Les produits de traitement sont appliqués sur les 2 faces de la palissade, le "plancher" (compensation de la dénivellation ), et la rembarde.

3.9.5 - MIRADORS D'OBSERVATION

Tableau 10 : Coûts comparatifs pour des miradors d'observation
CapacitéCoûtAnnée de réalisationEntretienParticularitéLocalisationGestionnaire
       
217 0001991néant-PNN MercantourPNN Mercantour
415 0001991500/an-RN Ile de GirardFDEJ
43 00019881000/3ans-RNV marais du RothmoosConservatoire des Sites Alsaciens
516 0921984-semi-ouverteRC lac de MadinesONC (Bar le Duc)
5600 0001990 à 94-patrimoine bâti RN du Bout du LacAPEGE
8-1035 0001991--Dune de Bonne AnseGOAS
10-1280 0001989--St Martin de SeignanxFDC des Landes
10-1570 00019921000/an-BigugliaPNR de Corse
1525 000?1200/an-RahonFDEJ
2053 56819901000/an-Stes Maries de la MerPNR Camargue
30450 0001992--Ferme aux GruesLPO

 

La structure de la RN du Bout du Lac ne peut pas être considérée comme une structure légère d'accueil. Elle figure toutefois dans ce tableau à titre indicatif puisqu'il s'agit d'un projet de restauration du patrimoine bâti (Tour du XVlllème siècle), qui intègre la mise en place d'un point d'observation de la faune (oiseaux, mammifères, reptiles et araignées autochtones à la structure).

L'observatoire du marais du Rothmoos (étude de cas n°9) a été entièrement réalisé en régie, à l'aide de matériaux de récupération, ce qui explique son coût particulièrement faible.

Ou s'adresser ?



3.10.1 - BUREAUX D'ETUDES, ENTREPRISES, ARCHITECTES

Lorsque la construction d'un observatoire nécessite l'assistance d'un architecte ou d'une entreprise, favorisez les artisans et les entreprises locales par le biais des appels d'offres par exemple.

De nombreuses entreprises, bureaux d'études, ou architectes ont déjà été amenés à concevoir des structures légères d'accueil. A titre indicatif, ceux dont l'expérience fait l'objet d'une présentation au sein de la brochure (étude de cas, fiche technique) sont listés ci-après :

Bureau d'étude A.L.F.A - 3, rue Charles Lebeau
62 200 BOULOGNE/MER
21.87.68.00
Entreprise BELLEVEGUE
07 340 FELINES (charpente-menuiserie)
 
Entreprise GIRAUD GAGNAGE - Rochessieux
07 100 ROIFFIEUX (maçonnerie)
 
Entreprise LALOUER-BOUCHER
Le Lantel - rte de Bourg-Blanc - 29 850 GOUESNOU
98.07.86.66
Entreprise Henri LASSUS
40 390 ST MARTIN DE SEIGNANX
 
Etablissements ROUYER (menuiserie, charpente)
La grève - Agonnay - 17 350 St SAVINIEN
46.90.18.14
Entreprise Reinhold TRAPP
89, rue de Bourgfelden - 68 220 HEGENHEIM
89.69.79.96
GAILLARD-RONDINO
53, av. J. Moulin - BP404 - 34 504 BEZIERS cedex
67.31.27.24
  
MH Le BOT et H. Le BOT, architectes
37, rue de la république - 29 000 BREST
98.80.42.10
N. HURET, architecte
Le Point du Jour - 62126 WIMILLE
21.87.45.00
A. HAICHBACH, architecte
15, rue de la république - 67 110 NIEDERBRONN-LES-BAINS
88.09.71.00
Atelier Espace Architecture - D. BADEL, architecte
07 340 PEAUGRES
75.34.81.88
Service Départemental de l'Architecture du Haut-Rhin
17, pl. de la cathédrale - 68 000 COLMAR
89.20.26.00
D. GOSSELIN
7, rue Monseigneur Moreli - 22 000 SAINT BRIEUX
96.61.14.52


3.10.2 - GESTIONNAIRES

Ligue pour la Protection des Oiseaux
la Corderie Royale - 17 300 ROCHEFORT/MER cedex 05
Image retirée.46.82.12.34
Espace Naturel Régional
- Maison du Parc "le grand Vannage" - BP24, 62 510 ARQUES
- 30, av. Foch - 62 930 WIMEREUX


Image retirée.21.32.13.74
Parc Ornithologique du Marquenterre
St Quentin en Tourmont - 80 120 RUE
Image retirée.22.25.03.06
Parc Naturel Régional d'Armorique
Ménez-Meur - BP35 Hanvec - 29 460 DAOULAS
Image retirée.98.21.90.69
Centre d'Initiation à la Nature de l'Au
rue des étangs - 68 300 St LOUIS
Image retirée.89.69.08.47
PNR des Vosges du Nord
Maison du Parc - BP 24 .. 67 290 La PETITE PIERRE
Image retirée.88.70.46.55
Association des Amis de l'Île de la Platière
Mairie - 38 550 SABLONS
Image retirée.74.84.35.01
Conservatoire des Sites Alsaciens
Ecomusée - 68 190 UNGERSHEIM
Image retirée.89.48.02.42
Fédération des Chasseurs des Landes
151, av. Clémenceau - BP172, 40 104 DAX cedex
Image retirée.58.90.18.69
Société d'Etude, de Protection et d'Aménagement de la Nature du Sud-Ouest
RN des marais de Bruges -
"Le Baron" - 33 520 BRUGES
Image retirée.56.91.33.65
Fondation de Beauguillot
50 480 STE MARIE DU MONT
Image retirée.33.71.56.99
Royal Society for the Protection of Birds
The Lodge - SANDY SG19, 2DL - Bedfordshire (UK)
Image retirée.19.33.767.680551
Fédération de Défense de l'Environnement du Jura
42, saint Désiré - 39 000 LONS LE SAUNIER
Image retirée.84.24.11.43


3.10.3 - PROCEDURES REGLEMENTAIRES ET STATUT DE PROTECTION DE L'ESPACE

Ces procédures réglementaires ne peuvent être évincées. Dans le cas des Sites Inscrits et des Sites Classés, l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), la Commission Départementale des Sites, le Ministère de l'Environnement ou le Préfet, peuvent être amenés à donner un avis simple (valeur consultative) ou conforme (valeur décisive) afin de valider ou non le projet.