On peut être garde du littoral, écogarde d’un parc naturel régional, garde-moniteur d’un parc national, l’appellation de « garde forestier » est devenue « agent patrimonial », etc. Mais si le « garde » (on en compte un peu moins de 1 000 en tout) est une figure emblématique dans l’esprit du public, il est très loin de résumer la diversité des compétences et des activités mises en œuvre.
Un échantillonnage des offres d’emploi récentes permet de mesurer les types de métiers et les niveaux de qualification exigés. En quatre mois - du 1er décembre 2007 au 31 mars 2008 -, 130 offres d’emplois ont été publiées par les organismes gestionnaires d’espaces naturels.
Quatre profils trustent 61 % des offres. La catégorie des chargés de missions en représente à elle seule 44 %, qui se répartit en deux sous-ensembles :
- Les chargés de mission de gestion et de préservation des espaces et des espèces (27% des offres) recrutés à bac +5 avec une formation en écologie appliquée, eau, milieux aquatiques, gestion des espaces naturels et plus rarement en développement local. Une première expérience est souvent requise afin de s’assurer que les candidats disposent des compétences en gestion de projets complexes, de proposition de programmations stratégiques et d’animation d’équipe. Parmi eux, les chargés de mission patrimoine naturel (13 %) et les chargés d’études (14%) sont très demandés. Les chargés d’études ont une formation bac +2 ou +4, dans les domaines de l’écologie appliquée, phytosociologie, botanique. Ils sont recrutés pour réaliser les inventaires de terrains, des diagnostics écologiques, et encadrer les travaux de restauration du milieu naturel.
- Les chargés de mission développement (17%) constituent le deuxième profil le plus recherché. Les profils types sont des personnes ayant un bac +5 sur une de ces thématiques, dotés d’une bonne connaissance des enjeux et des acteurs ruraux, et du fonctionnement des collectivités locales. Derrière cet intitulé, se cache une diversité de missions, tournant principalement autour des questions de développement agricole ou forestier et de la valorisation touristique, culturelle ou économique du territoire. À noter, l’arrivée discrète mais réelle des emplois liés au développement durable avec la promotion des énergies renouvelables et de l’écoconstruction.
Viennent ensuite les profils administratifs (9%) au sein desquels les postes de direction sont régulièrement recherchés :
- Des directeurs et adjoints ayant bac +5 ou plus, assortis d’une expérience d’au moins cinq ans et développant des compétences de management, de gestion financière, de relationnel avec les élus et administrateurs.
- Les animateurs (8 %) constituent le dernier noyau dur du marché des compétences dans les espaces naturels. Ils sont recrutés avec un BTS ou une licence professionnelle voire avec une spécialisation dans l’animation touristique (sports de pleine nature), la médiation culturelle ou la sensibilisation au milieu naturel.